Elim CAN-2004: L’émouvant souvenir d’Ignace Don Metok

En Septembre 2002, sa chanson a fait office de l’hymne qui a accompagné les Écureuils dès l’entame des éliminatoires de la CAN 2004. Durant toute la campagne, la chanson « Allez les Écureuils  » était fredonnée par tous les amoureux du cuir rond. Aujourd’hui encore, cette chanson reste d’actualité et fait toujours plaisir à entendre . Composée par Metokin Sourou Ignace alias Don Metok, la chanson « Allez les Écureuils » n’a cessé de résonner dans la tête des uns et des autres, de donner des frissons, et surtout de donner de l’espoir et du courage au public sportif béninois et aux Écureuils. 15 ans après la première qualification des Écureuils (6 Juillet 2003), l’auteur de « Allez les Écureuils  » revient sur ce qui l’a inspiré à composer ce morceau qui est devenu tube et maintenant culte, et surtout le souvenir qu’il a gardé de cette belle époque.

À quel moment avez vous cru possible la qualification?

« Jai toujours cru que, quand tout un peuple commence à croire qu’il peut, il y arrive toujours ou très souvent. J’ai vu un peuple qui y croyait et y croyait vraiment. Cela se ressentait à travers les émissions radiophoniques. On notait des dons surtout financiers fuser de toute part. Hommes, femmes jeunes, mêmes les enfants aux biberon (sourire) apportaient leur argent de petit déjeuner pour soutenir Le Onze National. C’était un événement inédit dans l’histoire du football de notre pays. Face à cela je ne pouvais que me mêler à la danse et apporter ma pierre à l’édifice. Cest en ce moment-là que jai décidé de croire et de proposer un slogan pour galvaniser la troupe et le peuple. »

D’où vous est venue l’inspiration pour cette chanson mythique ?

« Grâce à la ferveur populaire, j’ai senti le besoin d’accompagner le peuple et la sélection nationale. À l’époque je travaillais encore à Golfe fm. Je réfléchissais sur comment m’y prendre. Dois-je le faire seul ou collaborer avec d’autres artistes ? Cette question me taraudait l’esprit lorsqu’un collègue de service en la personne M. Peggy Ludovic Dagba est rentré dans le studio pour me proposer de composer une chanson pour soutenir les Écureuils. Je lui ai répondu que j’étais en train d’y penser justement. Il m’a alors encouragé en me disant que je pouvais y arriver. Pour lui prouver qu’il n’avait pas tord de croire en moi, je suis sorti pour me rendre dans le studio de mon ami JOKA alors que je savais même pas quoi dire une fois au studio. Les premiers mots (le refrain), sont venus lorsque j’étais en route pour le studio. C’est ainsi que j’ai commencé par composer la chanson. »

Lors de la défaite au Soudan, quel était votre état d’âme ?

« On avait pris l’option de gagner. Une défaite n’était pas envisageable. Donc perdre un match ne ferait du bien à personne. J’avais eu peur parce qu’il fallait terminer premier pour être sûr de nous qualifier. »

Nous savons que vous avez discuté avec les joueurs. Quel était votre message ?

« Je leur ai dit: ce que vous êtes sur le point de réaliser pour notre pays personne ne l’a jamais fait. Pour nous, vous êtes des héros et vous devez agir comme tel. Vous êtes notre seul espoir aujourd’hui. Merci de nous honorer par vos prestations. Je crois en vous. »

Quel souvenir gardez-vous de cette époque ?

« Le souvenir le plus marquant est que grâce au foot on ne connaissait ni opposition, ni mouvance. Tout le monde luttait pour la même cause. À chaque but les uns se jetaient dans les bras des autres. C’était tout simplement c’était beau. »

Interview réalisée par Trinité Singbo

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