Préparatifs CAN 2019 : Ce qui a marché et n’a pas marché chez les Écureuils !

Qualifiés pour la 32è phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations, les Écureuils du Bénin ont connu quelques semaines de préparation dans l’optique de faire une bonne prestation en Égypte les prochains jours. Après une semaine de préparation à Cotonou et deux au Maroc respectivement à Ifrane et Marrakech, les Écureuils sont à Ismaïlia ce soir. Des matchs de préparation ont été livrés. Qu’est-ce qui a donc marché et n’a pas marché ?

Le technicien français de l’équipe nationale du Bénin et ses poulains ont livré deux matchs amicaux face à la Guinée et la Mauritanie pour peaufiner les stratégies. Deux schémas tactiques ont été essayé à l’image du 4-3-3 classique contre le Sily national ou le 5-4-1 contre les Mourabitounes. Deux matchs sanctionnés par des victoires 1-0 et 3-1.

Ce qui a marché !

Dans les 7, 32 mètres, Michel Dussuyer est plutôt rassuré. Deux gardiens à la stature sont à la disposition du sélectionneur. Saturnin Allagbé a été alligné sur deux des trois dernières sorties des Écureuils. Le dernier rempart des Chamois Niortais a marqué des points et a effacé les doutes aussi bien dans le cœur du staff technique que des supporters par de bonnes sorties, des parades et des claquettes. Quant à Fabien Farnolle, le géant du Yeni Malatyaspor est en confiance et fait parler son expérience. Titulaire lors du dernier match amical des Écureuils, pas grand chose à lui reprocher. Le sélectionneur national pourrait préférer la jeunesse d’Allagbé à l’expérience de Farnolle ou l’inverse, mais dans tous les cas, il y a de l’assurance dans les buts.

La défense béninoise est plus que jamais rassurante. Les Écureuils défendent bien et sur les deux matchs amicaux, un seul but encaissé. Une statistique qui donne confiance mais qui n’est pas une fin en soi. Dans le schéma tactique du 4-3-3, elle était moins inquiétée mais dans celui du 5-4-1 avec un trio axial, il est arrivé à la défense de tituber mais sans trop d’inconvénients.

Le milieu de terrain est dynamique et il y a des automatismes. Alors que le gros problème de Michel Dussuyer était le manque de joueurs dans le milieu au départ, l’ancien joueur de Cannes a su utiliser ce qu’il a. « La plus belle femme du monde ne peut que donner ce qu’elle a », dit-on. L’absence de Djiman Koukou ne se fait pas trop ressentir. La paire Adeoti-d’Almeida semble bien tourner. De plus, l’ancien joueur du PSG en la personne de Sessi d’Almeida a marqué assez de points pendant la préparation. Déjà connu pour ses dribbles déchirantes autrefois à Bordeaux où dans la capitale française, le milieu défensif a montré qu’il est très bagarreur et qu’il peut ratisser assez de ballons pour les attaquants. Un dynamisme qui permet sûrement au capitaine Stéphane Sessegnon de faire encore plus le jeu un peu plus haut dans le milieu.

L’attaque est moyenne pourrait-on dire. Une attaque se distingue par des buts. Si face à la Guinée l’attaque n’a pas vraiment porté les fruits qu’on espérait, elle s’est rattrapée face à la Mauritanie. Steve Mounié, l’attaquant vedette, aidé par ses coéquipiers qui forme avec lui l’armada offensif, a su sortir de son mutisme pour flanquer un triplé sans pareil. Lui qui est aimé et décrié rentre désormais dans le cercle très fermé des attaquants béninois ayant réalisé une performance pareille. On se rappelle encore du triplé d’Oumar Tchomogo face à Madagascar en 2003 dans un match comptant pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2006.

Ce qui n’a pas marché !

Dans l’ensemble, il n’y a pas de grosses imperfections. Mais aucune œuvre humaine n’est parfaite. Ce qu’il faut réviser le plus dans cet effectif, c’est les performances individuelles. C’est le cas de Seidou Barazé, qui ne fait pas encore l’unanimité sur le flanc droit de la défense. Défenseur central de formation, le joueur d’Yzeure dépanne à ce poste depuis le retour de Michel Dussuyer sur le banc des Jaunes. Mais dans le « un contre un » ou encore les centres pour les attaquants, Barazé se plante quelques fois. Rodrigue Fassinou, jeune latéral droit du Port Autonome de Cotonou pourrait être la solution, mais le choix revient au sélectionneur. L’attaque a réagi pour le moment favorablement avec 4 buts en deux matchs. Mais à l’évidence, il faut dire qu’il y a des tares à corriger. Sur les flancs, il n’y a pas encore une bonne combinaison avec l’avant-centre. David Djigla et Jodel Dossou, joueurs de couloir ne se sont peut-être pas assez mouillés mais ils restent des joueurs de qualité qui peuvent marquer où faire marquer. L’autre grand problème reste le positionnement du vétéran au crâne nu Mickaël Poté. Renard de surface, Mickaël Poté souvent alligné sur un côté avec le Bénin a du mal à faire parler de lui. Toutefois, sa présence dans le groupe est rassurante surtout pour les plus jeunes.

L’état d’esprit est au beau fixe et il y a la sérénité dans le groupe. L’ambiance a été « bon enfant » durant tout le stage et il n’y a pas de division où de problèmes d’égos dans les vestiaires. Tous les signaux sont au vert pour voir le Onze National aller très loin au pays des Pharaons. Déjà, l’objectif pour cette CAN est au moins une victoire et le reste suivra. Pour rappel, les Écureuils rentrent en lice le 25 Juin prochain face aux Black Stars du Ghana.

Faudel Amoussou©

Laisser un commentaire intéressant par facebook!

1 commentaire sur “Préparatifs CAN 2019 : Ce qui a marché et n’a pas marché chez les Écureuils !”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *