Portrait : Stéphane Sessegnon, le phénix du football béninois !


Des Requins de l’Atlantique au Bénin en passant par Le Mans, le PSG en France, ou encore Sunderland en Angleterre pour atterrir maintenant à Gençlerbirliği SK en Turquie, Stéphane Sessegnon a fait du chemin. Le capitaine de la sélection béninoise de football a souvent connu le chaud et le froid dans sa carrière. Mais il a toujours su également se relever et rebondir au moment où on l’attend le moins. Souvent critiqué en sélection pour son  » non implication » dans le jeu des Écureuils, il a aussi souvent répondu par des buts venus de nulle part. Qui est Stéphane Sessegnon le phénix du football béninois?

Né en 1984, Stéphane Sessegnon à fait ses début dans un centre de formation de Cocody (quartier d’Abidjan) en Côte d’Ivoire. Il sera très top surnommé  » Diego pourri » (allusion à Maradona) à cause de l’immensité de son talent et de sa facilité à dribbler. Au début des années 2000, Stéphane va débarquer au Bénin plus précisément chez les Requins de l’Atlantique. Un club dans lequel il évoluera jusqu’en 2004.  Il connaitra le premier tournent de sa carrière au cours de cette même année 2004. Sous l’égide de son père spirituel Galiou Soglo, Stéphane va signer son premier contrat professionnel en France avec l’US Créteil évoluant en deuxième division, en compagnie de deux compatriotes béninois (Abou Gariga Maiga et Noël Séka) dans le cadre d’un jumelage entre les villes de Créteil et de Cotonou. Grâce à son talent, au bon accueil des dirigeants de la ville et du club, mais aussi à ses amis comme Akindélé Souleymane qui n’a ménagé aucun effort pour le soutenir, Steph a connu une intégration plutôt facile. Il étale ses talent et devient la révélation de la Ligue 2 durant cette année-là. Il inscrit ses deux premiers buts en championnat contre le FC Gueugnon, alors prétendant à la montée, lors d’une victoire 3-0. Il dispute en deux saisons avec les Béliers 68 matches pour 10 buts.

L’ascension

Auteur de deux bonnes saisons avec l’US Créteil,  » Diego pourri » forcera l’admiration de plusieurs cadors en Ligue 1 française. Ne voulant pas se précipiter pour un mauvais choix, Stéphane opte pour Le MU 72 en 2006. C’est le début d’une autre page de la carrière de Stéphane Sessegnon. Dès cet instant, il ne connaitra que le délice des clubs de l’élite. Chez les manseaux, celui qui est devenu Écureuil quelques années plus tôt ne fera que deux ans. En juillet 2008, il est transféré au PSG  pour quatre ans avec un montant du transfert estimé à 8 millions d’euros, continuant ainsi son ascension. Il inscrit son premier but sous ses nouvelles couleurs face à Sochaux le 23 août 2008. De par son agilité et sa vitesse de dribble, il tente d’apporter une plus-value à son équipe, tantôt placé meneur de jeu, tantôt en tant que milieu droit. Il est la révélation du PSG aux côtés de Guillaume Hoarau. Quelques nostalgiques n’hésitent pas à le comparer à un certain Jay-Jay Okocha. Il devient un titulaire indiscutable dans le dispositif du PSG. Il est nommé pour le trophée UNFP du meilleur joueur de la Ligue 1 Française de la saison 2008-2009. Par ailleurs, il fait ses débuts en Coupe d’Europe à travers la Coupe de l’UEFA. Il dispute neuf matchs et inscrit un but face à Twente, un club hollandais le 17 décembre 2008.

Stéphane Sessegnon, jouant pour le PSG

Le flou

Lors de la première partie de championnat de la saison-2010-2011, à cause de ses performances jugées décevantes par l’entraîneur parisien, il est très souvent cantonné au rôle de remplaçant. Suite à une altercation avec son entraîneur Antoine Kombouaré à Marrakech, le béninois décide de quitter le club de la capitale française. C’est le début d’un bras de fer entre le club et le joueur. Après un long moment de flou, d’attente et de doute, Stéphane va rejoindre la Premier League Anglaise (Un championnat qu’il adule) pour un nouveau départ. Le 29 janvier, il s’engage pour une durée de trois ans et demi avec le club anglais de Sunderland. Il fait ses débuts contre Chelsea FC.  Vers la fin de son contrat, Sessegnon connaitre encore un nouveau trou d’air, mais va encore rebondir West Bromwich Albion en septembre 2013, toujours en Premier League Anglaise. A west Bromwich, tout n’est pas aussi rose pour le milieu de terrain. Il connait aussi des bas malgré ses bonnes performances. De 2013-2016, il jouera 105 matchs pour 17 buts marqués avec West Bromwich. En Angleterre, il aura tout de même marqué plus de buts qu’en Ligue Ligue 1, soit un total de 38 buts.

 

Sessegnon jouant pour Sunderland
La relance
Près de 6 ans après son départ de la Ligue 1 Française, Stéphane Sessegnon revient dans un championnat qui l’a vu éclore. Il signe à Montpellier le 26 Septembre 2016. Il marque son premier but le 17 décembre 2016 à domicile contre les Girondins de Bordeaux. Pour l’exercice 2017-2018, son entraîneur, Michel Der Zarkarian, attend de lui qu’il devienne le nouveau leader offensif de son équipe à la suite des départs de Steve Mounié (son compatriote) et de Ryad Boudebouz, comptant sur sa qualité technique, son jeu de passes et son vécu. À court de forme durant l’été, il est un temps écarté du groupe fin août. Réintégré lors du déplacement à Troyes le 16 septembre, il y délivre une passe décisive sur le but de la victoire (0-1, 6e journée). Steph revient encore encore en grâce.

Genclerbirligi (depuis 2018)

Contre toute attente, Sessègnon s’engage pour un an et demi au Gençlerbirliği SK dans le championnat Turc en janvier 2018. Le 26 janvier, Sessègnon fait un début tonitruant en Turquie en marquant un but et en délivrant une passe décisive pour ses débuts contre Konyaspor et contribue à une victoire 2-1 de son club.

Les Écureuils

A l’image de sa carrière en club, l’histoire de Stéphane Sessegnon avec les Écureuils du Bénin est souvent une histoire de  » je t’aime, moi non plus ». En 2004, il opte jouer pour les Écureuils au détriment de la Côte d’Ivoire, le pays d’origine de son père. Il fait souvent l’objet des critiques de la part du public sportif à cause de ses performances jugées souvent mitigées. Son implication dans le jeu est souvent remise en cause. Malgré cette critique acerbe du public sportif, » Diego pourri » a pourtant sorti les Écureuils de bien de situations compliquées, à l’image de l’unique but, synonyme de victoire qu’il a marqué contre la Gambie en éliminatoire de la CAN 2018. Le 5 septembre 2010, Sessègnon arbore pour la première fois le brassard de capitaine de sa sélection lors d’une rencontre qualificative pour la CAN entre le Bénin et le Burundi. Depuis 2004, il a arboré 61 fois la tunique des Écureuils pour 19 buts marqués.

Actuellement capitaine et métronome de jeu des Écureuils du Bénin, son talent ne souffre d’aucune contestation en dépit de quelques baisses de forme qu’il connait un peu trop souvent. Mais comme un phénix, il renait toujours de ses cendre et sait rebondir au bon moment. Sociétaire du club turc de Gençlerbirliği SK , il se fait une nouvelle jeunesse et multiplie des rencontres dignes de son talent. Il est à trois buts et deux passes décisives depuis son arrivée en Turquie vert fin janvier.

 

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