Portrait: Djibril Naïm, le talent renaissant

Le 29 août 2010, au stade René Pleven, le match Bénin U17 vs Cote d’Ivoire U17 est éclairé par un geste de génie. A la 60ème minute, Djibril Naïm numéro 10 dans le dos, envoie un magnifique coup-franc dans la lucarne du gardien ivoirien. Il permit ainsi à son équipe de recoller au score, mais aussi d’arracher le match nul. Le public sportif béninois découvrait ce jour un garçon frêle mais bourré de talent et rempli d’espoir.  Passé par les Dragons FC de l’Ouémé, il est aujourd’hui, l’attraction principale de l’ASVO, intéressons-nous à lui.

Une histoire de précocité

Né le 29 décembre 1995 à Gnizoumè, Djibril Naïm intègre le CIFAS en 2006. Trois ans plus tard, il est appelé dans la catégorie minime de la sélection nationale. Il participe alors au tournoi mondial minime de Montegu où il s’illustre en inscrivant deux buts. En 2010, il rejoint la sélection cadette avec un certain David Djigla. Ils participent ensemble aux éliminatoires de la CAN U17 2011. A tout juste 15 ans, il participe au tournoi de l’UEMOA réservé aux joueurs locaux sous la houlette du coach Edmé Codjo au Sénégal. En 2013, il est convoqué pour préparer la CAN junior avec l’équipe nationale néanmoins, il ne sera pas retenu dans la liste finale du coach Ulrich Allohoutade. Cette année-là, il participe à la plus grande épopée d’une sélection béninoise. En effet, la sélection nationale locale atteindra la finale du tournoi de l’UEMOA, le natif de Kétou y participera grandement en terminant meilleur buteur du tournoi. Cet exploit lui ouvrira les portes de la sélection A. Manuel, Amoros alors sectionneur national le titularise lors du match amical contre la Tunisie le 18 novembre 2013 en Arabie Saoudite. Ensuite, il sera sur la feuille de match lors des rencontres opposant les Écureuils aux Fennecs d’Algérie et face aux Aigles du Mali ainsi qu’à la rencontre opposant le Bénin au Rwanda dirigé par Omar Tchomogo. Il jouera ensuite avec l’équipe junior lors des éliminatoires de la CAN Junior 2015. Lors de la saison 2017-2018, il participera aussi aux éliminatoires du CHAN.

Une histoire de blessure et d’irrégularité

Chez Djibril Naïm, le talent est indéniable, mais le physique ne suit pas. Celui qui est sujet à des blessures répétées est aussi un habitué des rendez-vous manqués comme l’atteste les deux essais non-concluants qu’il a fait dans l’hexagone (Arles Avignon en 2013 et Lorient en 2015) ou sa saison quasi vierge passé du côté de l’ASPAC en 2014 alors qu’il était très attendu. À cela s’ajoutent ses saisons au Togo (2011-2012), à Onze Créateur (2013), à l’AS Police (2013) et aux Dragons de l’Ouémé (2017-2018). Aujourd’hui à l’ASVO, il entend lancer enfin une carrière qui a du mal à décoller.

L’ASVO et la Vitalor Ligue 1 comme tremplin

À l’ASVO depuis le début de cette saison, le milieu offensif fait le choix de rejoindre un club moyen du championnat béninois pour pouvoir relancer sa carrière. Ainsi, il ambitionne de s’imposer comme le leader de cette équipe et la porter à terme vers les sommets du foot béninois. Avec une première partie globalement satisfaisante sur le plan individuelle, Djibril Naïm n’est pas du tout étranger aux différentes bonnes prestations des joueurs de Dangbo. Il s’impose aujourd’hui comme une valeur sûre de la Vitalor Ligue 1. Fan de Stéphane Sessegnon, il espère être rappelé grâce à ses bonnes prestations en équipe nationale et ambitionne aussi de découvrir les grands championnats européens. Conscient que la réalisation de ses rêves passera avant tout par le travail, Djibril Naïm n’attend qu’une chose, que son corps lui permette d’exercer sa passion.

Monge BANKOLE

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