Les forces et les faiblesses de l’équipe béninoise actuelle !

Classé 88è au dernier classement FIFA, l’équipe nationale béninoise est composée pour la plupart de joueurs évoluant en deuxième division en Europe. L’équipe de football du Bénin regorge des joueurs de classe moyenne. Ayant participé à trois phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), la sélection béninoise est toujours en quête d’un quatrième ticket pour le plus grand rassemblement du football africain. Engagée une fois encore dans la campagne qualificative pour le Cameroun en 2019, l’équipe à l’heure actuelle possède des avantages qui pourront être déterminants dans la suite de la campagne qualificative. Mais aussi, la sélection béninoise souffre de quelques insuffisances qui pourraient jouer de sales tours si elles ne sont pas prises en considération.

Les forces de cette équipe nationale du Bénin.

Dirigé de main de maître par l’emblématique capitaine Stéphane Sessegnon depuis 2010, la sélection béninoise dispose d’une panoplie de joueurs qui s’équivalent. Dans les 7,32 mètres, Saturnin Allagbé et Fabien Farnolle respectivement arrivés en sélection en 2011 et 2012 sont les derniers remparts de la maison jaune dans les cages. Les récentes confrontations, le manager béninois avait privilégié Farnolle à Allagbé. L’un ou l’autre choix, ses gardiens ont tous un avantage. L’expérience est incarnée par Farnolle âgé de 33 ans qui a connu différents championnats en France, au Portugal en Roumanie ou encore en Turquie. Allagbé quant à lui, s’est révélé au monde sportif en 2010 avec l’Aspac. Aujourd’hui, l’homme de 24 piges qui évolue en France est un réel espoir. Dans la charnière centrale de la défense, le Bénin concentre une horde de joueurs qui mélange de l’expérience et de la fraîcheur physique à du talent. Si Khaled Adenon est depuis plusieurs années le maître d’orchestre, il est souvent assisté du virevoltant Junior Salomon ou encore du New-yorkais Cédric Hountondji. À ses joueurs s’ajoutent les jeunes Olivier Verdon ou encore Moïse Adilehou qui font preuve de lucidité sur les pelouses. L’arme béninoise est inébranlablement l’axe défensif qui peut permettre à l’équipe d’évoluer dans un schéma 3-5-2 avec un bloc arrière aussi solide que compact. La ligne offensive du Bénin n’est pas une légèreté. Elle est aussi à craindre. Avec Steve Mounié, Mickaël Poté et Jacques Bessan comme les principaux avant centres, ils ont tous une particularité qui devrait effrayer l’adversaire. Grand de 1,90 mètres, la tête de Mounié est une arme fatale. Les plus grands gardiens s’inclinent une fois qu’il est dans les airs. Jacques Bessan ayant le même profil que ce dernier est un peu moins prolifique. Mickaël Poté est une référence à ce poste dans les clubs qui ont bénéficié de son service. Très bagarreur devant les défenses adverses, il sait s’imposer et marquer des buts. Sur les flancs de l’attaque, David Djigla ou encore Jodel Dossou sont des bons techniciens et savent ratisser les bons ballons pour les attaquants en pointe. Un meneur de jeu hors-norme. Stéphane Sessegnon est le maillon essentiel de cette chaîne. Il participe en milieu de terrain à l’organisation du jeu en conservant les ballons et en les livrant pour les bonnes conclusions. Sans doublure, que deviendra le Bénin sans Sessegnon ?

Les faiblesses de cette équipe nationale du Bénin.

Le couloir droit de la défense est souvent resté l’équation sans réponse depuis des lustres. L’équipe nationale ne tient toujours pas un vrai latéral droit. Pendant les dernières sorties, Jordan Adeoti, milieu défensif de prédilection a souvent dépanné à ce poste. Richard Bakary arrivé en sélection sous la couverture d’Oumar Tchomogo, est formé pour ce poste. Mais haut de ses 21 ans, il a montré une fébrilité déconcertante lors de sa principale apparition en Mauritanie en amical en Mars 2016. L’autre découverte à ce poste sous l’air Tchomogo est Rodrigue Fassinou. Évoluant dans le championnat local, il séduit par son jeu mais ne possède pas visiblement la sérénité des matchs au plan international. Sur le côté gauche, David Kiki vit une mauvaise situation en club et Emmanuel Imorou est souvent dérangé par les pépins physiques. Pour le moment, ils sont opérationnels.« La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a» dit-on.
Le milieu de terrain béninois est quelque peu friable. Djiman Koukou reste le plus humble serviteur dans le milieu. Assisté entre temps de Bello Babatoundé, ce dernier semble avoir disparu de la scène footballistique. Sessi d’Almeida quant à lui, n’a jamais fait l’unanimité au sein du staff malgré sa technicité. Sa situation périlleuse en club fait douter encore plus de lui. Jordan Adeoti fait quand même ses preuves et le Bénin peut compter sur le «garçon propre». Sessegnon prend de l’âge. Sa doublure tarde à se dessiner et c’est un mal pour l’équipe.

Qui va loin ménage sa monture. Le Bénin nourrit de grandes ambitions. La nomination de Dussuyer, un vieux de la vieille est l’exemple que des résultats positifs sont attendus. L’empaquetage de bons joueurs fera la grandeur de l’équipe. Il urge de trouver des arrières droits calibrés et aussi des doublures sur les flancs de l’attaque et dans le milieu. Soukou, Aguemon, Tinhan ou Didavi sont nommément cités en renfort. Déjà, Lomé le 09 Septembre. À quand la liste des joueurs convoqués ?

Faudel Amoussou

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