Emmanuel Imorou, le talentueux au corps fragile !

Devenu champion avec le Cercle de Bruges KSV au terme de la saison 2017-2018 en Ligue 2 Belge, Emmanuel Imorou est le prototype du défenseur moderne. Attaquant (ailier gauche) à ses débuts, il est devenu dans la suite de sa carrière latéral gauche.  »Manu » comme on l’appelle affectueusement a comme atout majeur sa vitesse et son pied gauche précis sont ses armes sur le terrain. Malgré son talent inné, il a du mal à s’imposer, faute à d’interminables blessures qui l’ont souvent éloigné du gazon vert. Qui est ce latéral au talent au corps fragile ?

Ses débuts…

Né le 16 Septembre 1988 à Bourges en France, Emmanuel Imorou est défenseur international béninois évoluant au Cercle de Bruges KSV en Division 1B de la Belgique. Très tôt il commence  le football  et y découvre une vraie passion. Après avoir joué dans plusieurs clubs, il confirme son talent sur les terres berrichones en rejoignant le centre de formation de Châteauroux. En 2008, âgé de 20 ans, il y signe son premier contrat professionnel, d’une durée de 3 ans, en tant que latéral gauche. Peu utiliser lors de sa première saison à Châteauroux (7 matchs), il sera prêté au FC Gueugnon, ou il prendra réellement son envol. En tant que titulaire, il réalise une saison pleine. Après seulement deux ans en pro, beaucoup de clubs s’intéressent à lui, notamment Le Mans, Lille, Saint-Etienne et même Benfica au Portugal. Cependant, Châteauroux souhaite le conserver et ne le lâche pas.

L’échec de Braga…

Cette saison-là, Emmanuel dispute une trentaine de matchs en tant que milieu gauche, dont la moitié comme titulaire. Libre de tout engagement à la fin de la saison, il alimente encore une fois le mercato estival. Il est annoncé dans plusieurs clubs de l’élite française mais également au FC Porto, une nouvelle fois au Benfica, ou encore au SC Braga. Il finira par s’engager avec Braga pour une durée de 5 ans en remplacement de Silvio parti pour le club espagnol de  l’Atletico Madrid. Parti pour une durée de 5 ans, son séjour sera écourté chez les lusitaniens. Au terme de sa première saison à Braga, au cours de laquelle il ne fait que trois apparitions en championnat, il est libéré par le club. Il revient à nouveau en France pour s’engage le 5 juillet 2012 avec le Clermont Foot. Avec le club Clermontois, Imorou a disputé 65 rencontres pour un but marqué en deux saisons.

Et la Ligue 1

Malgré sa régularité, Imorou ne sera pas conservé. Il sera encore laissé libre après deux saisons en Auvergne. Sans contrat, il s’engage pour une durée de 3 ans avec le Stade Malherbe de Caen, fraîchement promu en Ligue 1. Il réalise une première saison complète avec le club normand, disputant 30 matchs, tous titulaires, en championnat. Installé sur le flanc gauche de la défense, il marque, le 26 septembre 2015, son premier but avec le SM Caen lors d’un match de Ligue 1 face au Gazélec d’Ajaccio (victoire 2-0).

Puis survint la blessure

Sa deuxième saison est plus compliquée car il se blesse plusieurs fois et ne joue que 15 matchs. Sa troisième saison en Ligue 1 débute bien pour lui avec sept rencontres disputées sur les neuf premières journées. Il se blesse une nouvelle fois en octobre 2016. Il ne retrouvera les terrains qu’en avril 2017. Au total, il ne disputera que 10 rencontres lors de la saison 2016-2017. A la fin de cette saison, il sera finalement prêté au club belge de Cercle de Bruges. Un prêt qui lui a permis de retrouver sa forme et d’engranger le premier trophée majeur de sa carrière au passage.

Les Ecureuils

Son apparition avec les Écureuils est à l’image de sa carrière. Déjà à l’âge de 20 ans, Emmanuel Imorou a eu la chance d’arborer la tunique de la sélection nationale du Bénin. En 2008, il était à la CAN au Ghana avec les Écureuils. Mais de 2008 à ce jours, il ne compte que 8 capes avec la sélection béninoise. Une irrégularité due souvent à ses blessures à répétition.

Âgé aujourd’hui de 29 ans, Emmanuel Imorou est l’un des footballeurs les plus talentueux dont dispose le Bénin sur l’échiquier international. Mais souvent blessé, il a du mal à se maintenir au haut niveau, car obligé de tout recommencer à chaque fois. En dehors de son corps fragile, le talent du latéral béninois ne souffre d’aucune contestation.

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